Indications cliniques de la barre palatine
Publié par
SADOUK le 24/7/2007
Les propriétés de l’arc transpalatin et lui confèrent
une utilisation passive ou active. En effet, l’arc transpalatin peut être
utilisé de façon passive (Burstone), comme renfort d’ancrage
postérieur pour éviter ou limiter les mouvements parasites liés
aux thérapeutiques fixes vestibulaires, pour éviter L’égression
des secteurs latéraux maxillaires par l’appui de la langue (Root),
ou pour permettre un abord lingual plus esthétique dans les traitements
orthodontiques de l’adulte (Fontenelle). L’arc transpalatin peut également
ê
tre utilisé de façon active et la mécanique de cet arc
a été étudiée principalement par Burstone2, et
plus récemment, par Rebellato7.
Cetlin à travers des cas cliniques traités, préconise
l’utilisation
de la barre palatine dans la correction des « Classe II d’Angle »,
grâce aux rotations mésio-vestibulaire / disto-palatine
des molaires et
à leur recul.
Indications cliniques de la barre palatine
Les propriétés de l’arc transpalatin et lui confèrent
une utilisation passive ou active. En effet, l’arc transpalatin peut être
utilisé de façon passive (Burstone1), comme renfort d’ancrage
postérieur pour éviter ou limiter les mouvements parasites liés
aux thérapeutiques fixes vestibulaires, pour éviter L’égression
des secteurs latéraux maxillaires par l’appui de la langue (Root7),
ou pour permettre un abord lingual plus esthétique dans les traitements
orthodontiques de l’adulte (Fontenelle5). L’arc transpalatin peut également
ê
tre utilisé de façon active et la mécanique de cet arc
a été étudiée principalement par Burstone2, et
plus récemment, par Rebellato7.
Cetlin (3, 4, 9), à travers des cas cliniques traités, préconise
l’utilisation
de la barre palatine dans la correction des « Classe II d’Angle »,
grâce aux rotations mésio-vestibulaire / disto-palatine des molaires
et
à
leur recul.
Les principales indications cliniques de la barre palatine
sont :
. l’ancrage vertical (Root8),
. l’ancrage antéro-postérieur,
. la correction des rotations
Quelle que soit la technique orthodontique utilisée, l’arc transpalatin
utilisé entre les premières ou les deuxièmes molaires
maxillaires est un auxiliaire thérapeutique particulièrement
intéressant par les types de mouvements dentaires qu’il peut générer.
L’arc transpalatin que nous utilisons est en acier et fabriqué à partir
de fils de section ronde (.033 inch) ; il présente une boucle médiane
en forme de « U », qui est soit mésiale, soit distale, et
existe en plusieurs tailles (36 à 54) ; il s’insère dans
des fourreaux palatins qui sont présent sur bagues molaires,
. l’action sur la distance intermolaire (expansion, contraction),
. le recul molaire lorsque la barre palatine est associée à une
FEB et/ou une plaque palatine en résine munie d’un ressort de
distalisation sur la dernière molaire (CETLIN3, 4).
Description des étapes cliniques de l’ajustement
de la barre palatine
3.1. Détermination de la taille de la barre palatine.
Les fourreaux palatins utilisés présentent un « off-set » mésial
de 6o, leur section interne est rectangulaire, de dimension .036 x .079 inch
; les arcs transpalatins sont en acier (acier 302) et réalisés
avec un fil de section
ronde .033 inch. Etant donné ces caractéristiques dimensionnelles,
nous notons qu’il existe un jeu entre les extrémités de
l’arc et le fourreau, de 1o pour le premier et le second ordre, de 8o
pour le troisième ordre. Ces 8 degrés facilitent l’insertion
de la barre palatine.
La taille de la barre palatine dépend de la distance linéaire
entre les fourreaux palatins.
Utilisations cliniques de la barre palatine
une réglette souple, appliquée contre le palais, en plaçant
la flèche au
milieu du fourreau palatin d’un côté et en relevant la graduation
de la réglette située au milieu du fourreau controlatéral
: cette distance correspond à la taille de la barre palatine, qui sera
située à 1 ou 2 mm de la muqueuse
palatine.
Si l’on souhaite éloigner ou rapprocher la barre palatine du
palais, il
suffit de fermer ou d’ouvrir la boucle médiane de l’arc
transpalatin, en réajustant l’arc pour rester passif dans le premier
ordre.
3.2. Ajustement passif de la barre palatine.
Un galbe de la barre palatine à la forme du palais est réalisé à l’aide
de
la pince de De La Rosa ou la pince de Howe. Les fourreaux palatins utilisés
présentent un « off-set » mésial, ce qui positionne
directement l’arc
à
distance de la gencive au niveau des extrémités pour ne pas gêner
la
gencive.
La distance inter-molaire est déterminée cliniquement par la
mesure de la
distance entre la partie mésiale des fourreaux palatins à l’aide
d’un pied à coulisse; elle est notée au départ.
L’arc transpalatin est passif dans le sens transversal si la distance
entre les extrémités de l’arc est égale à la
distance inter-molaire.
L’arc est passif dans le premier ordre et dans le troisième ordre
si,
Lorsqu’on insère une extrémité de l’arc dans
un fourreau, l’autre extrémité est située à l’aplomb
du fourreau controlatéral, et réciproquement. L’arc est
passif dans le second ordre, lorsqu’en regardant l’arc de profil,
les deux
extrémités sont dans le même plan horizontal.
Pour rendre l’arc passif dans le premier ordre, on réalise, à l’aide
de la
pince Dentronix DXO 801 0243, des pliures sur les extrémités
de l’arc du côté vestibulaire (« toe-out »)
ou palatin (« toe-in »). Pour éviter de casser l’extrémité de
l’arc, les pliures peuvent être réalisées au niveau
du décrochement horizontal réalisé pour éloigner
l’arc transpalatin de la gencive marginale.
Pour le contrôle du troisième ordre, il faut placer une extrémité de
l’arc
dans le fourreau palatin correspondant et évaluer la situation verticale
de l’autre extrémité par rapport au fourreau palatin controlatéral
: le torque est passif lorsque l’extrémité est au même
niveau que le fourreau, il est
corono-vestibulaire lorsque l’extrémité est gingivale par
rapport au fourreau, il est corono-palatin lorsque l’extrémité est
occlusale par rapport au fourreau. Le troisième ordre est ainsi réglé avec
la même pince (Dentronix), en réalisant une pliure dans le plan
frontal.
Dans ce cas également, pour éviter de casser l’extrémité de
l’arc, les
pliures peuvent être réalisées au niveau du décrochement
horizontal.
Au cours de ces différentes manipulations, la préhension de l’arc
transpalatin est effectuée grâce à la pince de Weingart.
La sécurité peut être assurée par l’utilisation
d’une chaînette élastique ou un fil de soie (parachute).
3.3. Ajustements actifs de la barre palatine.
Nous décrivons les activations à réaliser sur un arc transpalatin
en vue d’obtenir différents mouvements dentaires, en particulier,
le mouvement d’expansion ou de contraction, les rotations mésio-vestibulaires/
disto-palatines des molaires ainsi que les mouvements de torque.
3.3.1. Expansion/Contraction
En augmentant ou en réduisant la distance entre la partie mésiale
des
extrémités de l’arc transpalatin, une expansion ou une
contraction bilatérale est obtenue entre les deux molaires.
L’activation en expansion consiste à écarter les extrémités
de l’arc transpalatin ; pour Cetlin, l’activation est de 3 mm au
maximum pour les deux côtés, elle est mesurée à l’entrée
des fourreaux palatins. S’il n’y a pas de couple associé à la
force simple d’expansion ainsi créée, le mouvement obtenu
est une expansion en version corono-vestibulaire. L’expansion en gression
est obtenue si une activation de troisième ordre symétrique (torque
corono-palatin actif de 5o) est, en même temps, réalisée
sur les extrémités de l’arc transpalatin. Au rendez-vous
suivant, la taille de la barre palatine est
réajustée par l’ouverture de la boucle médiane,
de façon à ne pas éloigner la barre palatine de la muqueuse
et limiter la gêne au niveau de la langue.
En revanche, le mouvement de contraction est le plus souvent recherché en
version corono-palatine contrôlée, car, dans la plupart des cas
d’exoclusion des molaires, celles-ci présentent un torque corono-vestibulaire
marqué.
3.3.2. Rotations mésio-vestibulaires/disto-palatines des molaires.
Le mouvement de rotation peut être obtenu par une activation en « V
symétrique » ou en « V asymétrique ». Des pliures
internes (« toe-in »), bilatérales, de même amplitude
(activation en « V symétrique »), produisent des rotations
symétriques mésio-vestibulaires /disto-palatines autour des centres
de résistance des molaires. Une pliure interne (« toe-in »),
d’un côté (activation en « V asymétrique »),
induit un moment de rotation mésio-vestibulaire/disto-palatine sur la
molaire de ce côté et des forces antéro-postérieures
agissant sur les deux côtés pour équilibrer le système.
A partir d’un arc transpalatin passif, on peut réaliser une pliure
interne (5
à
10o) sur une extrémité de l’arc, telle que, lorsqu’on
insère l’arc dans le fourreau homolatéral, l’autre
extrémité soit située environ à 2 mm de la partie
distale du fourreau contralatéral. Lorsque cette pliure interne est
réalisée
identiquement sur les deux extrémités de l’arc transpalatin,
nous obtenons une situation mécanique de « V symétrique ».
Lorsque la pliure interne n’est réalisée que d’un
côté à partir d’un arc transpalatin passif, il s’agit
d’une situation mécanique de « V asymétrique ».
3.3.3. Mouvements de troisième ordre.
Un torque corono-palatin est recherché lorsque les tables occlusales
des
molaires présentent une orientation ad vestibulum ou lorsque l’on
souhaite obtenir une expansion sans version corono-vestibulaire.
Le moment de rotation dans le plan frontal (torque corono-palatin) est obtenu
après avoir réalisé une pliure interne dans le plan frontal
sur une extrémité de l’arc transpalatin : lorsque l’arc
transpalatin est inséré dans le fourreau du côté de
l’activation, l’autre extrémité de l’arc est
située occlusalement par rapport à la table occlusale de la molaire.
Si les activations sont symétriques, les moments de rotation corono-palatin/radiculo-vestibulaire
sont de même valeur.
Si les activations ne sont pas symétriques, des forces verticales apparaissent:
une force d’égression du côté où l’activation
en torque corono-palatin est la moins forte et une force d’ingression
du côté où l’activation en torque coronopalatin est
la plus forte.
3.4. Mise en place de la barre palatine et ligatures.
L’arc transpalatin, une fois les activations contrôlées,
est inséré dans
les fourreaux palatins d’un côté puis de l’autre à l’aide
de la pince de Weingart. Il est ensuite ligaturé avec des ligatures
métalliques .010 à la pince de Mathieu ou à la pince de
Coon (Fig. ) ; le toron est coupé et rabattu sous le fourreau palatin.
Les ligatures élastomériques peuvent également être
mises en place mais sont plus fragiles.
Conclusion
Une étude de la mécanique de l’arc transpalatin dans le
plan occlusal par la
méthode des éléments finis montre que les mouvements dentaires
les plus aisés sont les mouvements de rotation, le mouvement de recul
molaire étant
plus faible et effectué en version distale. Il apparaît donc intéressant
d’associer la rotation mésio-vestibulaire/distopalatine de la
molaire au recul canin, en plaçant une chaînette entre la canine
et la 1re molaire du même côté. De plus, de fortes activations
en « toe-in » peuvent créer une déformation
plastique de l’arc transpalatin lorsqu’on l’insère
dans les fourreaux palatins. Cette déformation plastique se traduit,
pour un arc à boucle mésiale par une
augmentation de longueur (d’où une expansion), et pour un arc à boucle
distale par une diminution de longueur (d’où une contraction).
Ces résultats sont intéressants à exploiter en clinique,
car il arrive
souvent que les arcs transpalatins soient déformés dans le domaine
plastique à l’insu de l’utilisateur :
1/ Ainsi, l’arc transpalatin à boucle mésiale apparaît
plus intéressant
que l’arc transpalatin à boucle distale pour réaliser les
mouvements de rotation mésio-vestibulaire/disto-palatine et d’expansion
associés. Cependant, il faut se méfier de l’appui de la
langue sur la boucle qui produit un mouvement de tip-forward sur les molaires,
car ce mouvement n’est pas toujours recherché.
2/ Si l’on veut réaliser les mouvements de rotation mésio-vestibulaire/disto-palatine
des molaires à l’aide d’un arc transpalatin à boucle
distale, il est préférable de réaliser également
une expansion pour anticiper les risques
de contraction molaire involontaire par déformation plastique de l’arc
au
moment de son insertion dans les fourreaux palatins.
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Voir aussi :
Actualité et
Orthodontie
Contention
- stabilité - récidive
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